mémoire d’une geisha bis…

Coucou,

Et voilà je me décide enfin à écrire mes impressions sur cet ouvrage…

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Il est totalement magique. Il l’est d’ailleurs sous plusieurs aspects. Pour qu’un livre me parle il faut qu’au choix : je puisse en tirer (au moins) une leçon, ou que j’ai le sentiment de m’y retrouver.

Mais j’ai du mal à structurer mon article. Commençons par le commencement.

La geïsha en elle-même. Je suis séduite par ce personnage. Tout d’abord parce que je trouve entre ses femmes et moi une similitude fondamentale : le désir de tout faire pour plaire à un homme. Bon contrairement, à elles, moi je me borne à illuminer la vie de mon chéri (mais c’est déjà bien je trouve). J’ai une vision très vielle école de la vie de couple.

Je n’ai pas évolué avec l’idée que la femme devait être au service de son mari loin de là… Ma mère travaille, ma grande soeur aussi, je n’ai donc jamais eu l’exemple de femmes qui restaient au foyer. Pourtant depuis petite, je savais que c’était la vie dont j’avais envie. Je trouve gratifiant que lorsque mon chéri rentre à la maison, il s’y sente bien. Prendre soin de lui et de ma fille, j’adore cela. Alors pourquoi je compare ma vie, à la façon dont travaillent les geisha? Vous me direz, qu’elles sont rémunérées, qu’elles ne font pas le ménage, et qu’elles sont considérées comme des prostituées… Tout ceci est vrai. Mais se sont aussi et surtout des femmes de courage. Parce qu’il en faut du courage, pour chaque jour se farder et s’habiller comme elles le font. C’est une préparation qui demande beaucoup de soins et de travail. Plaire… Toujours être dans la séduction… C’est un travail de longue haleine. Combien de femmes après des années (voire quelques mois pour certaines…) ne font plus d’effort sur le plan physique? Plus d’épilation, ou pas le temps de se coiffer. Je m’efforce d’être toujours au mieux pour plaire à mon chéri. Voilà mon premier point commun avec une geisha.

Deuxième point commun, la distraction. Bien sur, je ne reste pas assisse comme elles à faire la discussion à mon chéri. Mais nourrissant des passions très fortes pour la lecture, et les arts en tout genre, je m’efforce le plus souvent possible de le faire rentrer dans ces mondes si riches. Je lui raconte les histoires des livres que j’ai lu, je le traîne au cinéma, au théâtre, dans des expos. Au départ, ce ne sont pas des activités que mon amoureux aime pratiquer. Mais au fur et à mesure, que je partage cela avec lui, je sens qu’il apprécie, et ça le fait évoluer humainement.

Et enfin être toujours disponible pour lui. J’espère que vous ne confondrez pas le fait d’être présente pour lui, avec celui de lui servir de serpière. J’ai ma personnalité, mes désirs, et ça n’est pas parce que je prends soin de réaliser ou en tout cas de répondre du mieux que je peux à ceux de mon compagnon, que je fais abstraction des miens . Je suis une jeune femme pleinement épanouie. Parce que je donne autant d’amour et de plaisir que je peux aux gens que j’aime, tout en respectant mes principes et mes limites.

C’est grâce à tout cela, que ce livre m’a séduit au départ. Parce qu’il existe très peu de personnes, qui ont suffisament d’ouverture d’esprit, pour comprendre qu’arrêter mes brillantes études de droit pour me consacrer entièrement à ma vie de femme et de maman, n’était pas un sacrifice, mais la condition à mon bonheur. A travers les pages de ce livre, j’ai rencontré des femmes, qui comme moi aimaient servir. Bien sur, certaines n’avaient pas le choix, et évidemment pour elles c’était un travail. Mais cela ne m’a empêché de ressentir le plaisir qu’avaient ces geisha, à être ce qu’elles étaient. Aussi dur, que cela a pu l’être parfois…

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Au-delà de la geisha, j’ai découvert une culture, un pays, qui m’a totalement charmé. Les descriptions de paysages m’ont bouleversé. Car lorsque l’auteur décrivait les lieux où notre héroïne se baignait par exemple, je n’avais aucun mal, à m’imaginer à ces côtés. J’avais envie de me retrouver dans ces villages, si éloignés de notre mode de vie. Respirer l’air pur, qui les environne.

J’ai été captivé par la description de Gion. Avec ces okiyas, ce pont où elle chute, ses rues peuplées de geisha. C’est tout simplement un autre monde.

J’admets n’avoir jamais été attiré par le Japon, ou plus simplement les pays Asiatiques. Mais depuis que j’ai lu ce livre, je me suis promis d’aller y faire un tour. Peut être aux prochaines grandes vacances…?

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Voilà je vous ai livré mes impressions. Surement que ça n’était pas ce que vous attendiez.  Mais j’ai voulu vous donné mes sentiments, mon ressenti profond, j’espère que vous comprendrez.

Bises

 

Publié dans : littérature |le 27 mai, 2009 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 29 mai, 2009 à 9:50 Fifi écrit:

    J’ai beaucoup aimé cet article, car tes impressions sont différentes des miennes, quand j’y repense. Moi, je me souviens surtout (car la lecture remonte à plusieurs années) de la souffrance et des moments pénibles que la narratrice raconte lors de son apprentissage pour devenir une geisha (l’abandon de son père, la perte de sa sœur, la vie difficile avec ses nouveaux « maîtres », etc.). Certes, ce n’est pas le plus important, mais je te rejoins quand tu dis qu’elles sont courageuses car c’était parfois un travail ingrat.
    Ça m’a donné envie de le re-lire car je me rends compte que j’ai oublié beaucoup de choses. Je l’ajoute à ma liste, quand j’aurais le temps.

    Et sinon, dans la même lignée, qu’as-tu pensé du film ?

    Bizou

  2. le 30 mai, 2009 à 1:17 mathilde7822 écrit:

    A Fifi: Merci pour mon article, contente qu’il t’ait plu. Malheureusement je n’ai pas encore eu l’occasion de voir le film (mon dieu qu’est ce que je suis en retard!). Je vais essayer de le voir dans la semaine, et promis je te tiens au courant de mon avis dessus.

    Bisous

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