Archive pour la catégorie 'littérature'

Le coeur de la rose

Bonjour tout le monde,

Cela fait un moment que je n’ai pas bloggué. Je m’en excuse, mais je manque de temps et d’inspiration, pour être tout à fait franche…

Ces derniers jours, ont été consacré à la recherche d’emploi (mon dieu quelle galère!!), à la mise en place de mes cours par correspondance, à la lecture et à la cuisine. Donc en soi, rien de palpitant. Mais, pour vous montrer que je ne vous oublie pas, j’ai décidé de rédiger un post sur l’un de mes centres d’interêt : Marie-Antoinette. Bien entendu, je ne me passionne pas seulement pour cette infortunée Reine, mais pour la royauté en générale. Seulement je ne vais pas vour barber en faisant un cours d’histoire, mais plutôt vous parler d’un ouvrage que j’adore lire et relire.

Il s’agit de « Mémoires de Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette ». J’ai lu de nombreux livres consacrés à cette Reine, notamment : l’un de Gérard  Messadié, et l’autre d’Antonia Fraser. Les deux s’intitulent Marie-Antoinette. Mais ma préférence va aux mémoires de Madame Campan.

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Bien sûr, il est tout sauf complet, puisque totalement partial. En effet, la première femme de chambre était tout particulièrement dévouée à Sa Majesté, mais plus que cela, elle l’aimait. Donc sans aucun doute, elle passe sur les erreurs de Marie- Antoinette, où si elle en fait mention, c’est toujours en l’excusant au préalable. Mais plus que des vérités historiques, elle nous livre le caractère de cette « héroïne ».

J’aime au fil des pages découvrir le mode de vie de l’époque, et particulièrement celui de la Reine. Je suis attendrie lorsque Madame Campan, parle de l’amour et des soins que la Reine porte à ses enfants. Je suis émerveillée quand elle fait référence au goût très prononcé de M.A pour la mode. Je me dis alors « ha même si nous traversons les siècles, pour remonter bien loin en arrière, nous restons des femmes. » J’aime vivre par procuration et pure imagination les soirées festives que Sa majesté organise, ou se rend.

Qui n’a jamais rêvé en mettant les pieds au petit Trianon, de voir soudain M.A, déambuler à ses côtés? L’imaginer dans une robe d’une magnificence inégalable, mais à la fois simple… Entourée, des animaux domestiques, qu’elle semblait tant apprécier. A chaque fois que je me rends dans ce lieux, qui est selon moi magique, je ressens un petit pincement au coeur.

On pourra dire que M.A, a délaissé son rôle de Reine, se laissant aller à des choses plus légères et éphémères. On pourra la condamner. Mais quand on y réfléchit bien, elle a juste voulu sortir du carcan qu’on lui a imposé. Elle n’a pas l’envie d’être simplement une mère. Ou devrais-je dire plutôt, la mère du Dauphin, puisque sa fille a visiblement très peu d’importance pour la royauté. Qui la blâmerait pour cela à notre époque? Personne! Nous avons toutes le droit de nos jours, d’être celle que nous souhaitons être. Bien sur mère, mais pourquoi pas en plus,chef d’entreprise, ou artiste… Le problème de M.A, est que son époque ne lui convenait pas.

J’aime le tableau valorisant, que brosse M.C de cette femme. En lisant les ouvrages d’Histoire, j’ai surtout retenu de lourdes charges contre Elle, et je trouve cela dommage.

Dans ses Mémoires, M.C, décrit une femme sensible, qui aime l’art. Une personne délicate… La musique est sa passion. Et j’admets être charmée à l’idée de l’imaginer en train de jouer du clavecin, des musiques de Mozart, Gluck, ou encore Guétry dans son cabinet. Cette image me touche profondément. Peut être que certains diront que je suis mièvre au possible…Tant pis…

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Marie-Antoinette, est à mes yeux, un symbole féminin fort. Comme je l’ai souligné plus haut, Elle était simplement en avance sur son temps. Elle mène sa vie « comme Elle l’entend ». Bien sûr, il faut prendre en compte l’époque à laquelle se déroule ces évènements. Elle ne pouvait décemment pas claquer la porte, et jeter sa couronne. Le fait d’être Reine impliquait aussi beaucoup de devoirs, et sa liberté était de ce fait limitée. Mais sa façon de fêter quand elle le souhaitait, ou de rejeter l’étiquette, montre son envie d’exister pour Elle et part Elle. 

Femme forte d’accord, mais femme avant tout. Tout au long du récit que M.C nous fait de la vie de M.A, on découvre une femme dévouée à son mari et à sa famille. A plusieurs reprises, lorsque leur fin approche, Elle a l’opportunité de s’échapper. Mais elle refuse de leur faire, préférant rester auprès des siens.

Forte aussi de part son caractère. Elle subit les pires outranges, sans rien ne laisser paraître de sa souffrance. Elle se rend à la mort (en ayant conscience du sort qu’il l’attend), avec toute la dignité qui convient à une reine. Et même lorsqu’Elle est trahit à plusieurs reprises par des individus proches ou non, Elle sait accorder son pardon.

Marie-Antoinette, est une Reine à la fois de beauté, d’élégance, d’amour, et de générosité. C’est pour cela que j’aime tant cette « biographie », parce qu’elle dévoile un être merveilleux, dont la faute était sans nul doute de ne pas être prêt à régner.

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Publié dans:littérature |on 2 septembre, 2009 |2 Commentaires »

Lehaïm : A toutes les vies!

Saloute,

Vous allez bien? Pour changer, je vous dirai que tout va bien pour moi! Hi, hi!

J’ai envie aujourd’hui, de vous faire partager ma dernière lecture. C’est un « romanquête », écrit par Michaël Sebban. L’auteur est juif, et dénonce le fort antisémitisme qui existe dans notre société.

L’auteur est un philosophe-surfeur. Un bobo dans l’âme qui aime les petits bars de quartiers,et les zincs à l’image de ceux qui peuvent exister au bled. Il aime les cigares, le whisky…Il n’aime pas les quartiers chics de Paris, et ses habitants snobinards…

Il enseigne dans un lycée de Belleville (dans le 93), à de jeunes Arabes. Au fil des pages, on découvre la haine que portent en eux, les musulmans envers la population juive. On est tour à tour outré, choqué, blessé par les propos tenus par ces jeunes ou parfois moins jeunes musulmans à l’encontre des juifs.

Il ne s’agit pas de faire le procès des Arabes loin de là. Je ne fais que retranscrire le sujet de l’auteur. Je ne suis pas spécialement convaincue que les musulmans portent en eux une haine plus grande, que certains français envers les juifs. Cependant il n’est question que d’orientaux dans le texte. Ce que je trouve bien dommage d’ailleurs… Enfin bref, là n’est pas la question.

Le livre soulève plusieurs sujets pour le moins facheux. Non seulement l’antisémitisme, mais aussi le problème de l’intégration. A plusieurs reprises au cours du récit,les personnages que fait parler Michaël Sebban, disent clairement qu’ils ne se sentent pas Français et qu’ils emmerdent la France.

Ce livre a été rédigé il y a déjà quelques années, mais cette question reste tout de même d’actualité. Nombre de jeunes vivant en cité ne se sentent pas intégrer, et encore moins Français. C’est une situation pour le moins étrange, surtout quand se sont des personnes qui sont nées sur le territoire. Comment expliquer cela?

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Je ne suis ni musulmane, ni juive, je n’ai jamais vécu en cité, mais cela ne m’empêche pas de me sentir concerner quand je lis ce roman. Parce que ces questions, ne sont pas celles d’une ethnie, d’un peuple, d’une catégorie sociale. Non elle est l’affaire de chacun d’entre nous.

Je ne joue pas dans le patriotique, mais seulement dans la prudence. Car à trop laisser la situation s’enliser, à ne pas chercher le pourquoi du comment, la haine, la colère et l’incompréhension grandissent chaque jour davantage.

C’est parce que je ne suis pas raciste, et que je crois qu’en tout être humain il y a du bon, que je me permets d’écrire sur ce sujet. Parce que si un tel témoignage existe, c’est bien entendu pour dénoncer un fait grave. Mais également pour nous donner un signal d’alerte. Attention ne vous laissez pas entraîner dans le vice de la méchanceté stupide et gratuite,ne pas cautionner ce qu’il peut y avoir de pire- à mes yeux- dans ce monde l’intolérance.

Il ne s’agit pas seulement d’Arabes et de Juifs. Parce qu’un Africain pourrait être le même récit en impliquant les Français blanc, un Asiatique, un Antillais, un Portuguais ou un Italien. C’est une question universelle et plus que jamais d’actualité. C’est une question que chacun doit se poser, pour changer à son échelle ses idées préconçues pour faire de ce monde quelque chose de plus beau.

Chaque peuple a écrit son histoire. Chaque peuple, a connu et infligé sa part de blessures, de douleur, de souffrance… Chaque peuple, paie aujourd’hui ce qu’il a fait hier… Prenons l’exemple des Allemands. Je suis convaincue qu’un grand nombre d’entre eux, ne sont pas des petits hitler, ou de grands nazis. Pourtant, cette image de barbares, de monstres cruels et sanguinaires leur colle à la peau.

Tout le monde doit porter le poids de ses erreurs. Les Palestiniens et les Israëliens, ont aussi un passé en commun plus que chargé et douleureux. Mais c’est justement du passé. C’est pourquoi il est grand temps pour nous tous de faire un pas en avant. Notre Histoire est importante, parce qu’Elle construit notre idendité, mais Elle ne doit pas être source de barrières…

Bisous

 

 

Publié dans:littérature |on 23 août, 2009 |Pas de commentaires »

mémoire d’une geisha bis…

Coucou,

Et voilà je me décide enfin à écrire mes impressions sur cet ouvrage…

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Il est totalement magique. Il l’est d’ailleurs sous plusieurs aspects. Pour qu’un livre me parle il faut qu’au choix : je puisse en tirer (au moins) une leçon, ou que j’ai le sentiment de m’y retrouver.

Mais j’ai du mal à structurer mon article. Commençons par le commencement.

La geïsha en elle-même. Je suis séduite par ce personnage. Tout d’abord parce que je trouve entre ses femmes et moi une similitude fondamentale : le désir de tout faire pour plaire à un homme. Bon contrairement, à elles, moi je me borne à illuminer la vie de mon chéri (mais c’est déjà bien je trouve). J’ai une vision très vielle école de la vie de couple.

Je n’ai pas évolué avec l’idée que la femme devait être au service de son mari loin de là… Ma mère travaille, ma grande soeur aussi, je n’ai donc jamais eu l’exemple de femmes qui restaient au foyer. Pourtant depuis petite, je savais que c’était la vie dont j’avais envie. Je trouve gratifiant que lorsque mon chéri rentre à la maison, il s’y sente bien. Prendre soin de lui et de ma fille, j’adore cela. Alors pourquoi je compare ma vie, à la façon dont travaillent les geisha? Vous me direz, qu’elles sont rémunérées, qu’elles ne font pas le ménage, et qu’elles sont considérées comme des prostituées… Tout ceci est vrai. Mais se sont aussi et surtout des femmes de courage. Parce qu’il en faut du courage, pour chaque jour se farder et s’habiller comme elles le font. C’est une préparation qui demande beaucoup de soins et de travail. Plaire… Toujours être dans la séduction… C’est un travail de longue haleine. Combien de femmes après des années (voire quelques mois pour certaines…) ne font plus d’effort sur le plan physique? Plus d’épilation, ou pas le temps de se coiffer. Je m’efforce d’être toujours au mieux pour plaire à mon chéri. Voilà mon premier point commun avec une geisha.

Deuxième point commun, la distraction. Bien sur, je ne reste pas assisse comme elles à faire la discussion à mon chéri. Mais nourrissant des passions très fortes pour la lecture, et les arts en tout genre, je m’efforce le plus souvent possible de le faire rentrer dans ces mondes si riches. Je lui raconte les histoires des livres que j’ai lu, je le traîne au cinéma, au théâtre, dans des expos. Au départ, ce ne sont pas des activités que mon amoureux aime pratiquer. Mais au fur et à mesure, que je partage cela avec lui, je sens qu’il apprécie, et ça le fait évoluer humainement.

Et enfin être toujours disponible pour lui. J’espère que vous ne confondrez pas le fait d’être présente pour lui, avec celui de lui servir de serpière. J’ai ma personnalité, mes désirs, et ça n’est pas parce que je prends soin de réaliser ou en tout cas de répondre du mieux que je peux à ceux de mon compagnon, que je fais abstraction des miens . Je suis une jeune femme pleinement épanouie. Parce que je donne autant d’amour et de plaisir que je peux aux gens que j’aime, tout en respectant mes principes et mes limites.

C’est grâce à tout cela, que ce livre m’a séduit au départ. Parce qu’il existe très peu de personnes, qui ont suffisament d’ouverture d’esprit, pour comprendre qu’arrêter mes brillantes études de droit pour me consacrer entièrement à ma vie de femme et de maman, n’était pas un sacrifice, mais la condition à mon bonheur. A travers les pages de ce livre, j’ai rencontré des femmes, qui comme moi aimaient servir. Bien sur, certaines n’avaient pas le choix, et évidemment pour elles c’était un travail. Mais cela ne m’a empêché de ressentir le plaisir qu’avaient ces geisha, à être ce qu’elles étaient. Aussi dur, que cela a pu l’être parfois…

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Au-delà de la geisha, j’ai découvert une culture, un pays, qui m’a totalement charmé. Les descriptions de paysages m’ont bouleversé. Car lorsque l’auteur décrivait les lieux où notre héroïne se baignait par exemple, je n’avais aucun mal, à m’imaginer à ces côtés. J’avais envie de me retrouver dans ces villages, si éloignés de notre mode de vie. Respirer l’air pur, qui les environne.

J’ai été captivé par la description de Gion. Avec ces okiyas, ce pont où elle chute, ses rues peuplées de geisha. C’est tout simplement un autre monde.

J’admets n’avoir jamais été attiré par le Japon, ou plus simplement les pays Asiatiques. Mais depuis que j’ai lu ce livre, je me suis promis d’aller y faire un tour. Peut être aux prochaines grandes vacances…?

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Voilà je vous ai livré mes impressions. Surement que ça n’était pas ce que vous attendiez.  Mais j’ai voulu vous donné mes sentiments, mon ressenti profond, j’espère que vous comprendrez.

Bises

 

Publié dans:littérature |on 27 mai, 2009 |2 Commentaires »

mémoire d’une geisha

Coucou,

Comme vous l’aurez compris, je suis en ce moment à fond dans le roman d’Arthur Golden Geisha. Cela faisait un moment que je voulais le lire, et depuis hier j’ai enfin le plaisir de pouvoir m’y plonger. Je n’en suis pas du tout déçue (pour l’instant). Bien au contraire, je le trouve captivant, envoutant, magique.

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Il m’emmène dans un ailleurs qui jusque là ne m’avait jamais fais rêver : le Japon. La description des lieux, des paysages, me donne envie d’aller y séjourner durant mes vacances afin, d’apprendre à connaître cette civilisation si riche culturellement. Mais chaque chose en son temps…

Ces femmes qui sont si joliment décrites me font fantasmer. Une geisha… L’écrin de féminité par excellence. Mais, comme il est souligner dans le texte, être geisha, être féminine, cela demande du travail. Et il est bon de s’en souvenir…

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Enfin je reviendrai sur ce roman lorsque je l’aurai terminé.

Cela dit,je voulais vous faire part d’une phrase qui m’a marqué dans le texte.

« Nos vies s’écoulent comme des rivières à flanc de colline : nous allons dans la même direction, jusqu’au moment où un obstacle nous fait exploser en mille goutelettes et nous oblige à changer de cours. »

L’image est tellement saisissante. Cette métaphore me parle totalement. Combien de fois les personnes de mon entourage, m’ont rabâché que je devais chercher la tranquilité, le confort. Que je suis trop surprenante. Au passage, c’est pour moi un très beau compliment. Etre surprenante, c’est être originale, vivante, un mystère. J’adore dérouter les gens. Quand ils s’imaginent s’être forger une bonne idée de ma personne, je leur prouve qu’ils se trompent en leur faisant découvrir un autre pan de ma personnalité, et je trouve cela jouissif.

Selon moi la vie ne doit pas être un long fleuve tranquille. Sinon comment apprendre? évoluer? se forger? Bien sûr on peut provoquer le destin, en tentant notre chance, mais les meilleures surprises ou en tout cas celles qui nous font grandir, sont celles que la vie nous impose.

Les épreuves ou les bons moments qui naissent sans qu’on ait rien demandé. J’aime ces obstacles qui me font exploser en milles goutelettes, et qui me poussent à me réinventer. C’est une chance, un cadeau.

Tout ce qui s’est produit dans ma vie « d’explosif » m’a été bénéfique. C’est cela qui m’a permis d’avoir un caractère affirmé, d’assumer mes goûts ou plus simplement ma personnalité. Avant j’étais influençable, aujourd’hui je suis une jeune femme épanouie qui ne suit que sa loi.

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Alors si je devais faire passer un message, c’est d’aimer à chaque seconde ce que vous êtes. D’accepter (même cela n’est pas toujours évident), les petites ou grosses explosions dans votre vie, parce que se sont elles qui feront de vous un être d’exception.

Et pour finir une petite photo de ma tenue, bisous à toutes!

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Publié dans:littérature |on 12 mai, 2009 |5 Commentaires »

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